Jours ouvrés 2026 par mois pour le privé et la fonction publique

Les jours ouvrés 2026 ne se calculent pas de la même façon selon que l’on travaille dans le secteur privé ou dans la fonction publique, ni selon que les jours fériés tombent en semaine ou en week-end.

En Belgique, ce décompte conditionne les droits aux congés, le paiement des salaires et certains délais légaux. Pour 2026, la particularité tient notamment à deux jours fériés légaux qui tombent un samedi et un dimanche, ce qui modifie le décompte réel des jours travaillés en semaine.

Jours ouvrés et jours ouvrables : deux décomptes distincts

Un jour ouvré correspond aux jours où l’entreprise est effectivement ouverte, généralement du lundi au vendredi, hors jours fériés chômés. Un jour ouvrable inclut également le samedi, à l’exclusion du dimanche et des jours fériés.

Cette distinction n’est pas purement académique. Le calcul des congés payés, selon qu’il s’effectue en jours ouvrés ou en jours ouvrables, produit des résultats différents pour un même nombre de semaines de repos. Un salarié qui pose une semaine de congé du lundi au vendredi utilise cinq jours ouvrés, mais six jours ouvrables si le samedi est pris en compte dans son contrat.

Dans la fonction publique belge, les règles de décompte peuvent différer de celles du secteur privé, notamment pour certains congés spéciaux ou absences réglementées. Il convient de vérifier la réglementation applicable à chaque statut, car les conventions collectives et les arrêtés royaux fixent des bases distinctes.

Jours fériés légaux 2026 : lesquels tombent en semaine

En Belgique, les dix jours fériés légaux ne réduisent pas tous le nombre de jours ouvrés. Pour 2026, l’Assomption tombe un samedi et la Toussaint un dimanche : ces deux dates n’amputent donc pas directement le décompte des jours travaillés en semaine pour un régime standard du lundi au vendredi.

Ce point est important pour les calculs de paie et les plannings annuels. Un jour férié tombant un jour habituellement non travaillé doit en principe être remplacé pour les salariés concernés, selon le régime de travail et les dispositions applicables dans l’entreprise. Ce mécanisme de remplacement peut décaler le calendrier réel des jours chômés.

  • Les jours fériés tombant un samedi ou un dimanche ne réduisent pas automatiquement le total des jours ouvrés pour les salariés en horaire du lundi au vendredi : un jour de remplacement doit être fixé par accord au niveau de l’entreprise ou du secteur.
  • Les fêtes des Communautés (11 juillet, 27 septembre, 15 novembre selon la région) ne sont pas des jours fériés légaux nationaux et ne s’appliquent pas uniformément à tous les salariés du secteur privé.
  • Un congé scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles ne signifie pas que la date est chômée dans les entreprises privées : les deux calendriers ne se superposent pas.

Agent de la fonction publique pointant un planning annuel 2026 des jours ouvrés affiché dans un bureau administratif

Tableau des jours ouvrés 2026 par mois

Le tableau ci-dessous présente le décompte mensuel des jours ouvrés (lundi-vendredi, hors fériés en semaine) et des jours ouvrables (lundi-samedi, hors fériés) pour la France métropolitaine selon les données disponibles dans les sources de référence. 252 jours ouvrés et 303 jours ouvrables composent l’année 2026 selon un régime standard hors Alsace-Moselle.

Mois Jours ouvrés Jours ouvrables
Janvier 21 26
Février 20 24
Mars 22 27
Avril 21 25
Mai 19 23
Juin 22 26
Juillet 23 27
Août 21 26
Septembre 22 26
Octobre 22 27
Novembre 21 25
Décembre 18 21

Ces chiffres s’entendent pour un régime lundi-vendredi avec les jours fériés légaux habituellement chômés.

Impact sur le calcul des congés payés en 2026

Le choix entre décompte en jours ouvrés et en jours ouvrables affecte directement le nombre de jours de congé à poser pour obtenir une semaine complète de repos. En jours ouvrés, une semaine = cinq jours ; en jours ouvrables, une semaine = six jours. Le résultat final en termes de repos effectif est identique, mais la comptabilisation diverge.

Pour les salariés en forfait annuel en jours, le décompte des jours travaillés sur l’année entière détermine les droits à repos compensateurs. Les mois courts en jours ouvrés, comme mai avec ses jours fériés concentrés, peuvent influencer la répartition des charges et des plannings d’équipe.

Dans la fonction publique, les agents à temps complet se voient appliquer des règles propres à leur statut pour le calcul des congés annuels, qui ne calquent pas nécessairement les pratiques du secteur privé. Les variations liées aux jours fériés tombant un week-end, et à leurs éventuels remplacements, constituent une limite dans l’établissement d’un calendrier unifié valable pour tous les régimes : la date du jour de remplacement dépend d’un accord ou d’un arrêté propre à chaque entité.

  • Secteur privé : le Code du travail fixe la base légale à 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an, ce qui équivaut à 25 jours ouvrés pour un salarié en régime lundi-vendredi.
  • Fonction publique : les droits à congés annuels sont fixés par statut et peuvent inclure des jours supplémentaires selon l’ancienneté ou le grade, indépendamment du décompte en jours ouvrés.
  • Travailleurs à temps partiel : le prorata s’applique sur la base des jours habituellement travaillés, ce qui modifie le calcul mois par mois en fonction du planning contractuel.

Mois à surveiller pour la planification en 2026

Cette concentration de jours fériés sur certains mois peut peser sur les délais de traitement, les paiements de salaires et les procédures réglementées qui se comptent en jours ouvrés ou ouvrables.

La question du dernier jour ouvré du mois reste distincte du décompte total : elle dépend du jour de la semaine sur lequel tombe le dernier jour du mois, et non du nombre de jours fériés. Ce point est régulièrement utilisé comme date de référence pour le versement des salaires dans certaines conventions collectives.

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